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Politique

Crise au gouvernement: L’ambassade américaine s’informe auprès du PJDiste Abdellah Bouanou

July, 15/2013 à 19h52

Ils sont partout. Ils suivent l’actualité marocaine de très près. Et pour avoir des compléments d’informations, ils invitent des politiques marocains à des séances de questions-réponses. Eux se sont les diplomates américains installés à Rabat. La démission de cinq ministres de l’Istiqlal les a interpellés, du coup ils ont fait appel au président du groupe des députés du PJD pour leur fournir davantage d’informations.

La crise gouvernementale intéresse Washington. Le conseiller politique de l’ambassade américaine à Rabat, David J. Greene, a tenu une réunion, jeudi, avec le président du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, considéré, au même titre que le député Abdelaziz Aftati, comme les chefs de file de l’aile radicale au sein du parti de la Lampe.

Les entretiens, comme le rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum, ont porté essentiellement sur deux sujets : les cartes qu’a Abdelilah Benkirane entre les mains afin de dépasser la démission de cinq ministres du parti de l’Istiqlal et assurer à son cabinet la continuité de son mandat jusqu’aux prochaines législatives de 2016 ; et la position du PJD vis-à-vis de ce qui se passe en Egypte, avec la destitution du président Morsi. Il faut rappeler que jusqu’à présent le secrétariat général de la Lampe n’a publié aucun communiqué sur la fin du pouvoir des Frères musulmans au Caire suite à l’intervention de l’armée.

Le PJD tient à la démission de Karim Ghellab

Dans ce genre de rencontre, les diplomates américains, toujours accompagnés d’un assistant ou d’une assistante qui prend des notes, se contentent de poser des questions et c’est aux interlocuteurs marocains d’y répondre. Avec Abdellah Bouanou, la même démarche a été utilisée.

Selon le quotidien Akhbar Al Yaoum, le chef du groupe des députés du PJD a expliqué que son parti attend la démission du président de la Chambre basse du parlement, Karim Ghellab, arguant que l’ancienne majorité s’était mise d’accord sur le nom de l’ancien ministre de l’Equipement et des Transports pour occuper la présidence de l'hémicycle avant même la formation du cabinet Benkirane.

Sur les issues de la crise gouvernementale, le PJDiste est resté vague, soulignant que deux solutions s’offrent au chef de gouvernement : chercher un autre allié ou appeler à des élections anticipées. Cette dernière piste n’est plus d’actualité. Et pour cause, le samedi, le secrétariat général du PJD a mandaté Benkirane pour l’ouverture de négociations avec les partis de l’opposition en vue d’intégrer une formation dans sa majorité. Le RNI, et ses 54 députés, est le mieux indiqué pour remplacer l’Istiqlal.

Concernant l’Egypte, Bouanou a tenu à préciser que la destitution de Mohamed Morsi est un coup d’Etat. Lequel n’est pas sans rappeler celui de décembre 1991 en Algérie qui avait barré la route à l’ancienne FIS (Front islamique de salut) de former un gouvernement islamiste.

Les Américains et les islamistes une longue relation

Les diplomates de l’ambassade américaine à Rabat comptent plusieurs rencontres avec les politiques marocains. Ces dernières années, ils ont porté un intérêt particulier à la montée des islamistes. C'est l’ancien ambassadeur Thomas Riley (décembre 2003-janvier 2009) qui avait été l’initiateur du dialogue entre les Américains et le PJD dirigé par Saâdeddine El Otmani.

Une entreprise dans laquelle, le soutien de l’International Republican Institute, présidé par John McCain, était primordial. A cette époque, les cérémonies de verres de thé entre Riley et El Otmani étaient très fréquentes. Auprès des Américains, le PJDistes faisait la promotion de l’ouverture et la modération de son parti.

Et comme la Lampe n’est pas la seule représentante de l’islamisme marocain, les diplomates de Washington ont pris langue avec certaines têtes d’affiches d’Al Adl wal Ihssane, du vivant même de Yassine, notamment avec Fathallah Arsalane et Hassan Bennajeh.

Il est très rare que le contenu de ces entretiens entre diplomates américains et politiques marocains ne soit connu du grand public. Si Abdellah Bouanou a été plutôt bavard sur son entretien, il faudra peut-être attendre un prochain Wikileaks pour avoir d'autres révélations.

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