Déjâ inscrit ?

Se rappeler

J'ai oublié mon mot de passe

Créer un compte gratuitement

International

Tunisie : nouvelle manifestation "pour rendre hommage à Chokri Belaïd"

March, 17/2013 à 12h45

Quelques milliers de personnes ont défilé samedi à Tunis pour marquer la fin d'un deuil de 40 jours.

 

Les manifestants se sont d'abord rassemblés au cimetière du sud de Tunis où repose l'opposant tué par balle à bout portant le 6 février par un groupuscule islamiste radical, selon les autorités. Des complices ont été arrêtés, mais le tueur est en fuite, et le commanditaire n'a pas été identifié. 
Des slogans hostiles à Ennahda
Le cortège, dans lequel se trouvaient la veuve de l'opposant, Besma Khalfaoui, et plusieurs dirigeants de partis d'opposition, s'est ensuite rendu sur l'avenue Habib-Bourguiba, dans le centre-ville, reprenant des slogans hostiles au parti islamiste Ennahda et à son chef, Rached Ghannouchi.
"Le peuple est convaincu que Ghannouchi a tué Belaïd", "Ghannouchi assassin", "Vengeance" ou encore "Dans la rue, affrontements jusqu'à la chute du gouvernement", ont-ils scandé, encadrés par un important dispositif sécuritaire. "Ce peuple est capable de faire chuter ce gouvernement et de le remplacer par un autre d'union nationale", a proclamé devant la foule Hamma Hammami, un dirigeant du Front populaire, une coalition de partis de gauche à laquelle appartenait le défunt. 
"Qui a tué Chokri Belaïd ?"
De nombreux manifestants brandissaient des portraits de l'opposant assassiné barrés de la phrase "Qui a tué Chokri Belaïd ?" et des drapeaux tunisiens. "Nous sommes ici pour rendre hommage à Chokri Belaïd [...] mais nous sommes aussi là pour exiger du gouvernement qu'il révèle qui a tué Chokri Belaïd, qui est derrière le meurtre et pourquoi il a été tué", a déclaré à l'AFP Maya Jribi, une des dirigeantes du Parti républicain (opposition laïque). 
Commémorations prévues dimanche
La manifestation s'est achevée dans le calme samedi en fin d'après-midi. D'autres commémorations sont prévues dimanche, notamment des manifestations culturelles et un lâcher de ballons.
Le meurtre de M. Belaïd, chef d'un petit parti de gauche, a exacerbé une crise politique qui a culminé avec la démission du Premier ministre, Hamadi Jebali, faute d'avoir pu convaincre son parti, Ennahda, de mettre en place un gouvernement de technocrates pour diriger le pays jusqu'à l'adoption d'une Constitution et des élections. 
Alliance politique malaisée
Un nouveau gouvernement formé par l'islamiste Ali Larayedh, ministre de l'Intérieur sortant, a finalement pris ses fonctions jeudi. Il a reconduit une alliance malaisée entre les islamistes et deux partis laïques, tout en l'élargissant à des indépendants.
M. Larayedh a promis de résoudre dans l'année la crise institutionnelle en faisant adopter la Constitution et en organisant des élections, de créer les conditions de la reprise économique et de rétablir la sécurité dans le pays où l'état d'urgence est toujours en vigueur plus de deux ans après la révolution.

Les manifestants se sont d'abord rassemblés au cimetière du sud de Tunis où repose l'opposant tué par balle à bout portant le 6 février par un groupuscule islamiste radical, selon les autorités. Des complices ont été arrêtés, mais le tueur est en fuite, et le commanditaire n'a pas été identifié. 


Des slogans hostiles à Ennahda


Le cortège, dans lequel se trouvaient la veuve de l'opposant, Besma Khalfaoui, et plusieurs dirigeants de partis d'opposition, s'est ensuite rendu sur l'avenue Habib-Bourguiba, dans le centre-ville, reprenant des slogans hostiles au parti islamiste Ennahda et à son chef, Rached Ghannouchi.
"Le peuple est convaincu que Ghannouchi a tué Belaïd", "Ghannouchi assassin", "Vengeance" ou encore "Dans la rue, affrontements jusqu'à la chute du gouvernement", ont-ils scandé, encadrés par un important dispositif sécuritaire. "Ce peuple est capable de faire chuter ce gouvernement et de le remplacer par un autre d'union nationale", a proclamé devant la foule Hamma Hammami, un dirigeant du Front populaire, une coalition de partis de gauche à laquelle appartenait le défunt. 


"Qui a tué Chokri Belaïd ?"


De nombreux manifestants brandissaient des portraits de l'opposant assassiné barrés de la phrase "Qui a tué Chokri Belaïd ?" et des drapeaux tunisiens. "Nous sommes ici pour rendre hommage à Chokri Belaïd [...] mais nous sommes aussi là pour exiger du gouvernement qu'il révèle qui a tué Chokri Belaïd, qui est derrière le meurtre et pourquoi il a été tué", a déclaré à l'AFP Maya Jribi, une des dirigeantes du Parti républicain (opposition laïque). 


Commémorations prévues ce dimanche


La manifestation s'est achevée dans le calme samedi en fin d'après-midi. D'autres commémorations sont prévues dimanche, notamment des manifestations culturelles et un lâcher de ballons.
Le meurtre de M. Belaïd, chef d'un petit parti de gauche, a exacerbé une crise politique qui a culminé avec la démission du Premier ministre, Hamadi Jebali, faute d'avoir pu convaincre son parti, Ennahda, de mettre en place un gouvernement de technocrates pour diriger le pays jusqu'à l'adoption d'une Constitution et des élections. 


Alliance politique malaisée


Un nouveau gouvernement formé par l'islamiste Ali Larayedh, ministre de l'Intérieur sortant, a finalement pris ses fonctions jeudi. Il a reconduit une alliance malaisée entre les islamistes et deux partis laïques, tout en l'élargissant à des indépendants.
M. Larayedh a promis de résoudre dans l'année la crise institutionnelle en faisant adopter la Constitution et en organisant des élections, de créer les conditions de la reprise économique et de rétablir la sécurité dans le pays où l'état d'urgence est toujours en vigueur plus de deux ans après la révolution.

A lire aussi ...
MaKulture.com n'est pas responsable de contenu des commentaires publiés par les utilisateurs
Soyez le premier à donner votre avis
Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez vous authentifier:
Commentaires depuis facebook
Clavier
Clavier en Arabe
D S s' s z r d' d H' j t' t b a
- y w h n m l k q f g' g Z T
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9      
Clavier en Amazigh (Tifinagh)
a b g d e f k h ε kh q i j l m
                       

n u r gh s č t w y z  w
                       

Autres lettres

Complément Touareg